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Calculateur de préavis et d'indemnité de licenciement

Indiquez votre date d'entrée en service pour estimer votre délai de préavis légal et l'indemnité compensatoire correspondante, selon le barème belge du statut unique.

Ceci est une estimation du préavis légal minimum (employé, licenciement à l'initiative de l'employeur). Une convention collective, un contrat individuel ou une négociation de départ peuvent prévoir des conditions différentes. Ce calcul est indicatif et ne remplace pas une vérification avec votre service RH, un syndicat ou un avocat spécialisé en droit social.

📋 Calculateur de préavis et d'indemnité de licenciement
€/mois

Utilisé uniquement pour estimer l'indemnité compensatoire si le préavis n'est pas presté.


Délai de préavis estimé
27 semaines
soit environ 6 mois
Indemnité compensatoire brute (si préavis non presté) : 15 576,92

Barème légal du préavis (statut unique, loi du 26 décembre 2013) pour l'ancienneté acquise depuis le 1er janvier 2014. Un plafond de 52 semaines s'applique aux contrats dont l'exécution débute à partir du 1er juin 2026, sans effet sur les contrats en cours.

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Comprendre le calcul du préavis en Belgique

En cas de licenciement, l'employeur belge doit respecter un délai de préavis, ou verser une indemnité compensatoire équivalente s'il souhaite une rupture immédiate. La durée du préavis est fixée par la loi du 26 décembre 2013 (statut unique), en fonction de l'ancienneté.

Le barème légal (ancienneté depuis 2014)

AnciennetéPréavis
0 à 6 mois1 à 5 semaines
1 à 2 ans7 à 11 semaines
5 ans18 semaines
10 ans33 semaines
20 ans et plus60 à 65 semaines

Barème complet à 31 paliers, +1 semaine par mois entamé jusqu'à 21 mois, puis paliers annuels dégressifs. Source : SPF Emploi, art. 37/2 de la loi du 3 juillet 1978.

La formule de transition (contrats débutés avant 2014)

💡 Deux parties additionnées

Pour un contrat débuté avant le 1er janvier 2014, le préavis total combine :

  • Partie I (figée) : ancienneté au 31/12/2013, calculée selon l'ancien régime — 3 mois par tranche de 5 ans entamée (salaire ≤ 32 254 €/an à cette date), ou 1 mois par année entamée avec un minimum de 3 mois (salaire supérieur) ;
  • Partie II : ancienneté acquise depuis le 1er janvier 2014, selon le barème du statut unique, comme si le contrat avait commencé ce jour-là.

💡 Exemple de calcul

Pour un employé entré en service le 1er janvier 2010, salaire > 32 254 €/an au 31/12/2013 (« employé supérieur »), licencié en août 2026 :

  • Partie I : 5 tranches d'1 an entamées (2010-2013) × 1 mois = 5 mois ≈ 21,7 semaines
  • Partie II : ancienneté depuis 2014 (12 ans et 7 mois) → 39 semaines
  • Total ≈ 61 semaines de préavis

Points importants à retenir

  • Deux options équivalentes : préavis presté (le contrat continue) ou indemnité compensatoire (paiement immédiat), au choix de l'employeur.
  • Contrats anciens : la formule de transition pré-2014 n'est pas un détail marginal — elle peut représenter plusieurs dizaines de semaines pour une ancienneté longue.
  • Base salariale large : l'indemnité compensatoire inclut le salaire de base et les avantages acquis (13e mois, pécule, avantages en nature), pas seulement le salaire fixe.
  • Plafond 2026 : une réforme plafonne le préavis à 52 semaines dès 17 ans d'ancienneté, mais uniquement pour les contrats dont l'exécution débute à partir du 1er juin 2026 — sans effet sur les contrats en cours.

📚 Sources officielles

  • SPF Emploi - Délais de préavis (contrats à partir du 01/01/2014)
  • SPF Emploi - Délais de préavis (contrats avant le 01/01/2014)
  • ONEM - L'indemnité en compensation du licenciement

Dernière mise à jour : août 2026

Questions fréquentes

L'employeur doit-il faire prester le préavis ou peut-il payer directement ?

Les deux options sont possibles, au choix de l'employeur : faire prester le préavis (le contrat continue normalement pendant le délai) ou verser une indemnité compensatoire de préavis (rupture immédiate, paiement forfaitaire équivalent). Un panachage des deux est également possible.

Pourquoi mon contrat débuté avant 2014 change-t-il le calcul ?

La loi du 26 décembre 2013 (statut unique employé/ouvrier) a remplacé l'ancien régime. Pour les contrats débutés avant le 1er janvier 2014, le préavis total additionne une partie figée (calculée sur l'ancienneté au 31/12/2013 selon l'ancien régime) et une partie calculée sur l'ancienneté acquise depuis 2014 selon le nouveau barème, avec un compteur remis à zéro à cette date.

Sur quelle base salariale calcule-t-on l'indemnité compensatoire ?

Sur la rémunération que l'employé aurait perçue pendant le préavis, y compris les avantages acquis : part proratisée du 13e mois, du pécule de vacances, et avantages en nature évalués en argent (voiture de société, chèques-repas, etc.). Si la rémunération comporte une part variable, la moyenne des 12 derniers mois est utilisée.

Ce barème s'applique-t-il aussi aux ouvriers ?

Depuis la loi du 26 décembre 2013 (statut unique), le même barème de préavis s'applique en principe aux employés et aux ouvriers pour l'ancienneté acquise depuis 2014. Pour l'ancienneté antérieure à 2014, les règles de transition diffèrent selon l'ancien statut : cet outil se concentre sur le cas employé.

Ce calcul est-il garanti à 100 % ?

Non. C'est une estimation du minimum légal, à titre indicatif. Une convention collective, un contrat individuel ou une négociation de départ peuvent prévoir des conditions différentes. En cas de licenciement pour motif grave, le préavis n'est en principe pas dû. Consultez votre service RH, un syndicat ou un avocat spécialisé en droit social pour votre situation exacte.

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